02/03/2012

Quaresima di a Pace. 2 mars 2012


Une des fonctions des oratoires de confrérie est d'accueillir en tant que reposoir les défunts en attente d'une sépulture définitive.

C'est pour cette raison qu'à titre exceptionnel, notre rencontre a eu lieu en l'église Saint-Jean à Bastia, où les très belles stalles situées derrière le maître-autel ont pu donner un caractère très intime et chaleureux à nos débats.   

24/02/2012

Quaresima di a Pace. 24 février 2012


En ce temps de carême, tous les vendredis à partir de 19h30, de nombreux confrères d'horizons divers continuent humblement des instants de libres prises de parole en l'oratoire St Roch de Bastia.

Ils tentent, ensemble de débroussailler le difficile chemin qui mène à la Paix avec pour seul outil, la parole.

Ces échanges fraternels se déroulent dans un espace sacré, garant du respect et de la dignité de l'oralité retrouvée. Ils sont ouvert à tous, croyants on non croyants.

« Votre parole ne vaut que si elle est entendue. »

Article sur Corse Matin du 24 février 2012.


Article présentant la démarche « Mette a Pace » telle qu'elle est animée chez la confrérie de la Serra, dans la région d'Aleria, Moita, Zalana, Pianellu.

22/02/2012

Messe du mercredi des Cendres

Le 22 février 2012, jour du mercredi des Cendres a marqué l'entrée du carême pour les fidèles désirant vivre dans la Paix du Christ.

La messe, célébrée par le père Olive en l'église Saint Jean de Bastia, a été également le départ de l'action « Quaresima di a Pace » pour les confrères, présents nombreux à cette cérémonie, la réhaussant par leurs chants.

Venez partager ce souvenir à travers cette galerie de photos.

A cette occasion, le père Olive nous a fait le plaisir de célébrer la messe en corse. En cliquant ici, vous trouverez le document dans son intégralité (pdf de 940 ko).


16/02/2012

Quaresima di a Pace. Communiqué.

A Quaresima di a Pace

Aujourd’hui la Corse, à l’instar de beaucoup d’autres régions, continue à comptabiliser un accroissement régulier des suicides, des exclusions, des « règlements de comptes », des assassinats légitimés par la terrible expression « y a pas de fumée sans feu … », des profondes détresses humaines, autant d’éléments qui nous obligent à y reconnaître la dimension du monstrueux. Méconnaître cette dimension, c’est risquer à s’en tenir à des représentations qui n’auront que l’apparence de la rationalité, de la sécurité, de la paix.

Etre contre « la violence » ne veut pas dire grand-chose, car on ne peut refuser la violence, elle existe. Elle affecte l’homme dans ses propos (sous la forme de mutisme, de mensonge) et dans ses attitudes (mépris, peur, évitement, oppression). Mais nous pensons qu’ensemble nous pouvons la transformer pour la convertir. C’est bien le message auquel nous croyons.

Les histoires de nos différentes confréries religieuses scintillent de ce rôle permanent depuis plus de deux siècles. Cela a été possible par l’adhésion à un minimum de valeurs communes dans un espace de parole respectueuse.

En effet, s’il n’y a pas quelque participation aux mêmes signes et aux mêmes symboles, le remède à « la violence » sera cherché seulement dans la pensée et dans la volonté : il agira peu. La présence à un monde symbolique commun, à une culture, permet, elle aussi, d’éviter le moralisme, de le dépasser.

Et pour partager, ce qui est au premier plan c’est le respect.

Ces observations faites, plusieurs confrères de confréries et paroisses diverses ont décidé, humblement, de vivre ensemble des moments de communion le plus souvent possible. Les formes et les occasions se révèleront si le désir réel existe. Dans un premier temps, nous avons pensé que la période du carême étant l'occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, nous participerons ensemble et en tenue à la messe des Cendres, pas dans nos paroisses comme de coutume, mais à Saint Jean Baptiste de Bastia à 18 h 30. Les vendredis de carême, associé à un Via crucis dans l’oratoire Saint Roch de Bastia, nous organisons un espace de parole ouvert évidemment à tous dans cet espace sacré.

29/01/2012

Réunion en la cathédrale de la Canonica.

Synthèse des réunions précédentes

L'emballement périodique de l'actualité criminelle dans notre île, a failli émouvoir la classe politique, mais le silence a rapidement suivi ce mouvement d'humeur. Les corps sociaux organisés, n'ont pas fait mieux que de vociférer mollement quelques incantations, aussi bien pontifiantes qu'inutiles.

Devant ce vide révélé de notre société consumériste, quelques confrères, d'origines géographiques et sociales diverses, se sont posés la question : « Que devons-nous faire ? ».

Quelques réunions ont permis à chacun de s'exprimer librement. Le premier concept que nous avons développé, était de nous élever contre « la violence ». Mais très vite, nous avons pu nous rendre compte de la complexité de la formule ainsi que la vanité d'une démarche tendant à inverser cette spirale de mort. La violence provoque une réaction naturelle de rejet, et le crime de sang en est la forme la plus abjecte. Mais il est des violences plus sournoises, qui bien que moins spectaculaires n'en sont pas moins terribles. Vouloir, dès lors, organiser une manifestation contre la violence, contre les violences, semble complétement illusoire. En effet, quel serait l'impact d'une mobilisation massive des confrères lors d'une action démonstrative contre la violence ? Le quotidien reprendrait ses droits en attendant une nouvelle initiative ponctuelle qui n'aurait pas plus de résultat que la première.

Dans une deuxième approche, nous avons évoqué la vie, la vie par opposition à la violence qui engendre la mort. Au cours de notre passage terrestre, l'exemple que nous devons montrer en tant que confrères, se doit d'être un exemple « CHRETIEN », et les actions que nous devons engager se doivent d'être des actions « CHRETIENNES ».

Notre troisième étape s'appuie sur les écrits premiers des confréries de St Joseph et de St Charles de Bastia, sur la contribution de celle de a Serra ainsi que sur celles de toutes les confréries qui par leurs encouragements et leur présence régulière alimentent notre réflexion, et nous amène à une pensée plus globale sur notre société, et sur nous-mêmes. Ainsi naît dans nos esprits le concept de « Paix », de « Pace », de Paix de l'âme.

Proposition à venir – Messe et libre prise de parole

Dès lors qu'elle se place sous le signe de « La CROIX », la démarche Confraternelle, peut évidemment prendre autant de formes qu'il y a de confréries. En revanche, il est indispensable, voir vital pour être entendu, qu'une mise en commun des réflexions et des actions se fasse régulièrement.

Nous sommes tous persuadés que pour porter un message confraternel commun fort, dans une société malade, en perte de repères, nous devons être soudés par un lien chrétien fort.

La Sainte Messe (de missa = mission) qui rassemble le peuple de Dieu et qui donne pour « mission » à chacun d'entre nous de transmettre la « parole » apparaît comme le moment fédérateur essentiel avant toute forme d'action collective ou individuelle. Pour cette grand'messe, le lieu, l'église St Jean de Bastia et la date du 22 février, mercredi des Cendres, font l'unanimité. En effet, choisir le premier jour du carême pour délivrer un message de « Paix » permet de donner un thème de prière pour toute la période du carême. Les Pères Olive de Bastia, Jean-Marie de Lucciana et Chrétien de Borgo/Biguglia soutiennent l'idée née de notre travail commun. Et même s'il est difficile d'organiser une messe pour tous en un seul lieu, ils se félicitent de participer, dans une communauté de pensée, à ce mouvement confraternel collectif.

Vient ensuite le temps de la prise de parole libératoire que nous voulons mettre en place au sein de nos oratoires. Pour sa part, la confrérie St Charles organisera tous les vendredis de la période du carême en l'oratoire St Roch de Bastia, avant ou après le chemin de Croix, un temps de « libre parole ».

Pour être crédible et efficace et entretenir la petite flamme de l'espérance, la libre prise de parole, indispensable dans notre société démocratique, doit aussi se faire entre confrères et entre confréries. Les confréries qui ne peuvent pas seules structurer ce type de rencontre sont invitées à s'épauler mutuellement. Les confrères de St Charles sont prêts à se rendre disponibles pour participer avec vous à ces moments de parole.

Ce « programme » qui reste à affiner est approuvé par plusieurs prêtres et par de nombreuses confréries. Nous comptons sur le dynamisme de tous pour sensibiliser un nombre important de fidèles à notre humble démarche, et faire ainsi, de notre messe du mercredi des Cendres un temps chrétien fort de partage et de fraternité.

22/01/2012

Réunion en la cathédrale de la Canonica.

Comme convenu lors de notre dernière réunion confraternelle, nous nous sommes retrouvés en la cathédrale de la Canonica pour poursuivre et améliorer notre réflexion sur le thème désormais bien acquis par tous : « La Paix ».

Moins nombreux mais tout aussi motivés que lors de notre première rencontre, les confrères présents tiennent à continuer la démarche engagée, et, tout en s'appuyant sur les écrits précédents de Saint-Joseph et de Saint-Charles de Bastia, s'enrichir de participations nouvelles comme celle rédigée par la Confrérie di u Santissimu Crucifissu di a Serra, ou bien encore des productions plus récentes des Confréries de Santa Croce di Biguglia et de Santa Devota di Lucciana.

Il résulte de cette réunion la volonté d'inscrire notre action dans le temps, dans le temps divin, qui n'est pas celui de l'immédiateté ou de l'action tapageuse sans lendemain, mais celui de l'introspection sereine, de l'humilité retrouvée, de la force tranquille de l'espérance.

Volonté de parler de charité, de charité chrétienne, de carità.
Volonté de parler d'amour, de l'amour de son prochain.
Volonté aussi de transformer le vieux réflexe associatif, politique, social, souvent abrupt, en réflexion spirituelle, confraternelle, christocentrique beaucoup plus profonde, en se positionnant hors du temps historique angoissant, et en essayant de faire sien le temps de Dieu.
Et commencer petitement par libérer la parole autour du « vivre en paix ensemble » dans un lieu propice à la discussion libre et démocratique, dans un espace qui n'est ni laïque, ni ecclésial, mais dans un tiers-espace emprunt de temps divin, comme nos casazze, et nos oratoires.

Pour être constructive et libératoire, cette prise de parole de tous, chrétiens et non chrétiens, en confiance et en sérénité devra être ritualisée dans le respect du lieu.
Nos anciens l'avaient bien compris, et il n'y a aujourd'hui, rien à réinventer.
Il faut simplement se réapproprier notre culture confraternelle avant qu'il ne soit trop tard.
Et pour cela, penser, sans arrière-pensées, la « libre prise de parole » comme l'acte fondamental de cette réappropriation.

Les confrères présents considèrent que pour donner du sens à ce « riacquistu » de la parole, il est souhaitable de l'initier par une importante manifestation religieuse ou par un office glorieux.
La date du 22 février, premier jour du carême (mercredi des Cendres), a été retenue. Egalement proposée, l'organisation d'espaces de libre parole tous les vendredis de la période de carême avant ou après le chemin de croix (modalités et lieu à définir ensemble).

Ces propositions sont à confirmer, et pour ce faire, un comité de pilotage se réunira rapidement (heures et lieu à convenir ...).
La présence d'au moins un représentant par confrérie est souhaitable pour donner corps à ce projet qu'ensemble nous avons porté sur les fonds baptismaux.